Mutant : année zéro

Mutant : année zéro

542 000 signes

Ma (presque) toute première traduction intégrale. Si j’ai eu l’occasion il y a des années de traduire une grande partie du kit d’initiation au jeu de rôle le Trône de fer, c’était alors de manière bénévole. Cette fois-ci, c’était le grand bain.

Mutant année zéro est le premier projet de traduction que j’ai eu à mener de bout en bout. Il présentait une certaine difficulté : la version originale est suédoise, j’ai donc eu à me baser sur la traduction américaine qui, comme j’ai pu le constater au cours de mon travail, comportait quelques coquilles et confusions.

Mon éditeur a alors relayé toutes mes remarques et demandes de précisions à la maison d’édition suédoise qui a par la suite validé toutes mes suggestions. Si aujourd’hui en relisant ce premier véritable travail de traduction professionnel, j’ai envie de réécrire toutes les phrases pour qu’elles sonnent mieux, c’était là mon premier pas dans ma nouvelle carrière.

Mutant : Année Zéro, un jeu de rôle post-apocalyptique où les joueurs, ignorant presque tout du monde d’avant, partent en quête de salut pour leur peuple dans une zone dévastée. Mélange d’éléments d’univers, de courts passages romancés et de règles de jeu, ce fut un véritable plaisir que de retranscrire cet univers atypique pour le public francophone. Cet univers a d’ailleurs eu l’honneur récemment de se voir adapter en jeu vidéo, qui reçu un très bon accueil.

Critiques :

www.sitegeek.fr

www.philibertnet.com

www.scifi-universe.com

« L’Aîné s’est toujours occupé de nous. Il nous a protégés, réconfortés, nourris. Il avait un grand stock de bouffe dans des canettes de métal et il savait en faire pousser depuis le sol. Maintenant les piles de boîtes ont presque disparues et rien ne pousse. La nourriture est rare et ce qu’il en reste est rationné par les Caïds. Bientôt il n’y aura plus rien, alors on crèvera de faim. À moins… à moins qu’on apprenne nous même à en faire pousser, à chasser les bêtes et nous en nourrir, comme les Anciens le faisaient. »
-Maxim, Chroniqueur.

« Donc, tu veux que je t’emmène dans la Zone ? Tu crois que tu as ce qu’il faut ? Tu n’as pas idée de ce que c’est là dehors. Pas idée… Laisse-moi te parler de la Souillure et on verra si tu veux toujours y aller. La bonne Souillure, c’est celle que tu peux voir, une boue verte flottant dans une flaque par exemple. Si ça touche ton corps, ça va se glisser dans tes blessures, ta bouche et tes yeux. Ça va te briser peu à peu. La mauvaise Souillure, c’est celle que tu ne vois pas, l’invisible, l’insidieuse. Tu ne saura pas qu’elle est là tant que tes muscles et tes os ne te feront pas souffrir le martyr. Si tu te rapproche trop d’un épicentre, tes cheveux vont tomber, tu vas dégueuler du sang. Si tu ne dégage pas vite fait tu es fichu. Tu te demande comment je survis dans la Zone ? Je sais où aller et où ne pas aller. Je sais quelle eau boire, quelle nourriture manger. Et je sais serrer les dents quand arrive la douleur. La Souillure fait plus mal que ce que tu peux imaginer. Tu es sûr que tu veux toujours y aller ? »
-Yassan, Zonard